Symbolique du cheveu

Perte de Cheveux et calvitie - Docteur Aziza, chirurgien esthétique

De l’Antiquité à nos jours, le cheveu a toujours été l’objet d’une grande richesse symbolique qui a traversé toutes les époques.

Aujourd’hui, la société, par la place qu’elle accorde à l’apparence physique, a conservé la plupart de ces valeurs : la publicité et les standards de beauté y participent largement.

Le mythe de Samson

La force physique et la puissance en particulier sexuelle, sont intimement liées à la symbolique du cheveu. Du mythe de Samson au scalp des indiens d’Amérique, la perte des cheveux a été assimilée à la perte de la force physique et à la vieillesse.

Ce sont souvent ces motivations qui incitent les patients à consulter : retrouver sa chevelure, c’est retrouver sa force, sa jeunesse.

De l’Egypte ancienne à la cour du roi Louis XIV, les perruques enrubannées ont été un signe d’échelle sociale. A l’inverse, le rasage d’un crâne témoignait d’une obéissance à une autorité supérieure (esclaves, militaires), voire d’une humiliation après la seconde guerre mondiale (rasage des femmes ayant collaboré avec l’ennemi).

Depuis la dernière coupe du monde de football (1998) les crânes rasés sont devenus une mode à l’image de joueurs célèbres. La seule différence est que les patients le vivent mieux lorsqu’il s’agit d’un rasage volontaire, car la repousse est possible, et moins bien lorsqu’il s’agit d’une chute de cheveux voire une calvitie définitive.

La perte des cheveux reste attachée à l’image d’une dévalorisation sociale pour certains.

Les cheveux ont souvent servi à marquer l’identité et l’appartenance d’un individu à un groupe, à affirmer certaines idées politiques. La coiffure, la couleur des cheveux, leur longueur ont l’objet de nombreux codes dans la société : des mouvements hippie, aux punks ou skinhead par exemple.

La coiffure est encore un signe distinctif des sexes dans certaines sociétés : avec une symbolique telle que la virginité, la séduction, la beauté, la disponibilité, la fidélité la soumission ou la transgression.

La religion occupe également une large place dans cette symbolique : tonsure et signe de soumission à l’autorité divine, hiérarchie, fidélité à Dieu. Elle revêt souvent un caractère rituel et initiatique, lors de la première coupe des cheveux de l’enfant, ou pour la chevelure des Sikhs,  l’aspect des moines bouddhistes.

Les cheveux qui sont spécifiques à l’Homme et à la race humaine, ils n’existent pas dans le règne animal, ont été considérés comme l’émanation la plus noble de l’esprit. La conservation d’une mèche de cheveux d’un être cher, garde encore une forte connotation affective.

Connaître ces valeurs symboliques  permet pour le chirurgien de mieux comprendre le mal être des patients atteints d’alopécie et leurs motivations lors de la consultation. Ils recherchent une plus grande confiance en eux, un mieux être, éléments à prendre en compte au lors d’une demande de micro-greffes de cheveux.

9 janvier 2018 à 8:30