Pourquoi perd-t-on ses cheveux ?

La chute des cheveux appelée alopécie est un phénomène normal et physiologique.

Sa durée de vie est déjà génétiquement programmée : 3 à 5 ans en règle générale chez l’homme, un peu plus longtemps chez la femme. Lorsque ce cheveu tombe, il est remplacé par un autre cheveu et, ainsi de suite.

Ce cycle capillaire qui a été initié dès le troisième mois de la vie du foetus et dont les caractéristiques (durée de vie, vitesse de croissance…) sont propres à chaque cheveu, se poursuivra régulièrement, de façon continue après la naissance, tout au long de la vie selon le même modèle.

Cette spécificité nous différencie des animaux qui muent à certaines périodes de l’année. Elle nous permet ainsi de garder une chevelure homogène. En effet la grande majorité des cheveux se trouve en phase de croissance (90%) alors que seulement 10% sont en phase de chute.

Il est ainsi normal de perdre chaque jour 50 à 100 cheveux sans que ce processus ne soit inquiétant.

Nous possédons sur le crâne en moyenne entre 80 000 et 120 000 cheveux. Chaque cheveu pousse selon un rythme bien établi en 3 phases :

  • Une phase de croissance dite anagène pendant 2 à 6 ans, elle représente 80 à 90% des cheveux,
  • La phase catagènequi lui succède, marquée par un arrêt de la croissance du cheveu. Elle dure 2 à 3 semaines (1% des cheveux).
  • Une phase d’involution ou télogène période de repos du cheveu, au cours de laquelle, le cheveu condamné à tomber, va être remplacé par un autre en phase anagène (10% des cheveux).

Cependant, il arrive, pour des raisons liées à la génétique et aux hormones que nous secrétons à la puberté, que ce cycle se modifie et se dérègle.

Pourquoi alors sommes-nous inégaux devant la chute des cheveux et pourquoi les hommes perdent-ils davantage leurs cheveux que les femmes ?

 

Perte de cheveux chez l’homme :

Dans plus de 90% des cas, la cause principale de la chute des cheveux chez l’homme est l’alopécie dite androgéno-génétique : c’est-à-dire liée à l’hérédité et aux androgènes ou hormones mâles.

Les cheveux situés au niveau de la couronne dite hippocratique (zone située au dessus des oreilles et de la nuque), demeurent insensibles aux androgènes, quelque soit l’individu. Ils sont génétiquement programmés pour durer 120 à 150 ans. Cette spécificité très importante est exploitée par les nouvelles techniques de micro-greffes.

Sur le reste du crâne, les cheveux possèdent des récepteurs hormonaux et leur cycle de vie s’accélère sous l’effet des androgènes jusqu’à disparition complète du cheveu.

 

Perte de cheveux chez la femme :

Les femmes sont protégées de la chute des cheveux grâce aux oestrogènes alors qu’elles secrètent des quantités beaucoup plus faibles d’hormones mâles. La chute des cheveux, quand elle survient, est d’une manière générale bien moins sévère, plus diffuse et plus tardive que chez l’homme. En dehors du processus androgénétique, d’autres causes existent.

  • La prise la pilule, si elle n’est pas correctement adaptée.
  • Des règles abondantes, par manque de fer.
  • Après un accouchement : c’est l’effluvium du post-partum. Cette alopécie normale est totalement réversible: la chevelure se reconstitue dans les six à douze mois qui suivent.
  • L’allaitement,
  • La ménopause. Les traitements hormonaux de substitution permettent souvent de corriger ces effets.

 

Quels sont les facteurs qui favorisent de la chute des cheveux ?

Certains facteurs sont responsables de la chute des cheveux aussi bien chez l’homme que chez la femme : il s’agit le plus souvent d’une chute temporaire.

  • Rôle du stress(psychique, affectif, accidentel, intervention chirurgicale, …) : la chute est temporaire et la repousse apparaît en 3 à 6 mois.
  • Les fièvres élevées (supérieures à 39°),
  • Les effets secondaires de certains médicaments
  • La radiothérapie, par destruction des bulbes capillaires,
  • Certains régimes amaigrissants, par carence en fer, en protéines, ou en oligoéléments,
  • Les brushings intempestifs, les teintures mal adaptées, les permanentes fréquentes : par effet mécanique d’arrachement du cheveu ou effet chimique de certains colorants.
  • Un état pelliculaire peut être un facteur aggravant de l’alopécie.
  • La vie citadine, la pollution atmosphérique, le tabac…
  • Enfin des manies ou tics connus comme la trichotillomanie et le grattage continuel d’une zone du cuir chevelu.

 

 

Pour plus d’informations sur la perte des cheveux, je vous recommande la vidéo suivante : la Quotidienne « Que faire si on perd ses cheveux ? »

 

27 novembre 2017 à 5:34