Perte de cheveux : les causes de la chute capillaire

La perte des cheveux est un phénomène physiologique et normal chez tout individu. En effet un cheveu est organe vivant dont la durée de vie est d’environ 5 à 7 ans selon le sexe et l’âge. Tout cheveu qui tombe est remplacé par un autre et ainsi de suite. C’est le cycle capillaire comportant une phase de naissance, de croissance puis d’involution avec chute et perte du cheveu.

Pour conserver une chevelure homogène, chaque cheveu pousse à son rythme, indépendamment du cheveu voisin, il n’existe aucun synchronisme de pousse, de croissance et de chute pour l’ensemble des cheveux : raison pour laquelle notre chevelure reste homogène.

Cette chute de cheveux reste physiologique lorsque nous perdons entre 50 et 100 cheveux chaque jour, au delà de ce chiffre, la chute doit inciter à consulter un médecin. En effet elle peut est la conséquence d’un processus alopécique ou révéler une pathologie qu’il est nécessaire de diagnostiquer.

La perte des cheveux d’origine andro-géno-génétique ou secondaire à une calvitie.

Chez l’homme, on parle d’alopécie andro-géno-génétique, la calvitie étant le stade ultime de la chute des cheveux. La perte des cheveux est la conséquence d’un double déterminisme à la fois génétique et donc déjà programmée dès la conception in utero et d’un déterminisme hormonal lié aux androgènes que les hommes secrètent en quantité plus importante que les femmes.

Il s’agit principalement de la testostérone  qui va accélérer le cycle capillaire selon le degré de sensibilité de chaque bulbe à cette hormone. La testostérone circule dans le sang sous une forme inactive puis est transformée en forme active au niveau des bulbes capillaires : le cheveu aura sous son influence une vie plus courte et les possibilités de renouvellement après sa chute seront vite épuisées. La calvitie apparaît alors. Elle épargne la couronne hippocratique car à ce niveau, les cheveux sont génétiquement programmés pour vivre 120 à 150 ans et accomplir environ 30 cycles capillaires de 5 ans, indépendamment des secrétions hormonales.

Chez la femme, le phénomène alopécique est plus complexe. Les femmes en sont généralement prémunies pour des raisons physiologiques et hormonales. En effet les hormones ovariennes (oestrogènes et progestérone) les prémunissent contre la chute jusqu’à la ménopause.  Durant cette période, les cheveux poussent plus vite que chez l’homme et vivent plus longtemps. Elles perdent environ 50 à 100 cheveux chaque jour comme chez l’homme.

Durant la grossesse, la chevelure est plus dense en raison des secrétions hormonales plus importantes, et lors de l’accouchement la perte de cheveux peut être importante et inquiéter. C’est un phénomène physiologique secondaire à la chute brutale du taux d’hormone lors de l’accouchement : tout revient à la normale en 3 à 6 mois voire une année dans les cas importants.

Lorsqu’une femme perd ses cheveux avant l’âge de la ménopause, des causes doivent être recherchées et un bilan biologique et hormonal peut s’avérer nécessaire. Il peut s’agir d’un manque de fer (anémie), d’un problème hormonal, d’un régime amaigrissant mal adapté. Ce n’est qu’après toutes ces recherches que l’on pourra évoquer une cause « constitutionnelle » ou génétique.

En dehors de ces facteurs principaux, une chute de cheveu « occasionnelle » qui est donc temporaire et réversible peut survenir après un stress quelle qu’en soit l’origine (stress traumatique, émotionnel, décès d’un être cher, divorce, perte d’emploi …). Le régime alimentaire et l’hygiène de vie au sens large ont également une large influence sur la perte des cheveux.

On le voit le cheveu est souvent le reflet  de l’état de santé et de la vitalité d’une personne.  Si la calvitie occupe une large place dans ces processus alopéciques, il ne faut pas pour autant négliger les autres causes pouvant bénéficier d’un traitement adapté.

14 mai 2018 à 8:00