La dysmorphophobie et chirurgie esthétique

Chirurgie esthétique - Docteur Aziza, chirurgien esthétique

Certaines personnes souffrent d’une image déformée d’elles mêmes : elles se trouvent laides, voire difformes en permanence.

Il s’agit de dysmorphophobie, trouble lié à l’image de soi et son propre corps. Ce trouble se manifeste par une véritable angoisse, pouvant aller jusqu’à la phobie, associée à une déformation de son image corporelle (on parle alors de dysmorphie). 
Du complexe banal, mais psychologiquement handicapant, à la véritable  névrose obsessionnelle, cette maladie peut entraîner des phénomènes de désocialisation, avec des comportements de repli sur soi, jusqu’à la phobie sociale.

Les adolescents sont particulièrement exposés, notamment les filles. Le plus souvent, il ne s’agit que de simples complexes qui disparaissent avec la découverte de la sexualité
Dans la grande majorité des cas, les difficultés à se construire et accepter l’image de son corps sont légères et s’effacent avec l’âge et la maturité de l’individu. Mais parfois, les difficultés de représentation et d’acceptation de son propre corps vont en s’accentuant. Il faut alors suspecter une dysmorphophobie. 

  • Chez la femme, toutes les régions du corps peuvent être la cible de ce syndrome obsessionnel : les jambes, les yeux, le visage, les seins, le ventre, la silhouette, la peau, la pilosité … 
  • Chez l’homme, les zones corporelles sont généralement le sexe (trop petit…) et la musculature (trop frêle…). 

La dysmorphophobie est par ailleurs souvent associée à un trouble du comportement alimentaire, tel que l’anorexie ou la boulimie.

Dans les cas sévères, la dysmorphophobie peut entraîner des phobies sociales qui marginalisent la vie affective, sexuelle et même professionnelle du patient. Ces cas limites doivent être pris en charge en milieu psychiatrique. 

Dans l’émission « l’Incroyable famille Kardashian », Kim Kardashian a révélé son trouble et ses angoisses liées à son image corporelle.

Ces patients sont très demandeurs de chirurgie esthétique. L’attitude du chirurgien doit être d’une extrême prudence. Ces patients doivent être orienter vers un psychologue ou un psychiatre, car quel que soit le résultat d’une éventuelle chirurgie, ils seront toujours insatisfaits et l’acte ne fera qu’aggraver  leur pathologie.

16 janvier 2018 à 10:00