Chute des cheveux chez la femme : les causes et traitements de la perte des cheveux

En moyenne, une femme perd une centaine de cheveux par jour : c’est normal et physiologique. Au delà de ce chiffre, la perte de cheveux devient anormale : les cheveux se retrouvent sur l’oreiller, lors de shampooings ou du coiffage sur la brosse. Ces signes doivent inciter à consulter un médecin.

La chute est souvent mal vécue car elle fait partie, pour une femme, des attributs de beauté

La femme est en général prémunie d’une calvitie en raison des secrétions hormonales de type féminines (œstrogènes et progestérone), contrairement à l’homme. Elle commence à perdre ses cheveux souvent au moment de la ménopause.

Différentes causes peuvent être responsables d’une alopécie féminine, parmi elles, on peut citer :

  • une mauvaise hygiène de vie avec des régimes parfois mal équilibrés, amaigrissants qui n’apportent pas les éléments nutritifs suffisants pour la croissance des cheveux (carence en fer, en zinc, sélénium, en protéines, vitamines B, P, H, E, en oligoéléments …). Une fois l’apport corrigé les cheveux repoussent normalement et la perte n’est pas définitive.
  • Le stress sous toutes ses formes, qu’il soit secondaire à un traumatisme psychique ou émotif (divorce, deuil, chômage …), peut entraîner une chute de cheveux qui sera également réversible une fois l’angoisse traitée.
  • Les habitudes de coiffage, extensions de cheveux, brossages ou brushings intempestifs, permanentes, défrisages peuvent entraîner en revanche une perte définitive du cheveu par processus d’arrachement du cheveu ou traumatismes répétés.
  • La chute peut être d’origine médicamenteuse, en dehors même de toute chimiothérapie, elle peut aussi parfois révéler une maladie générale qui se manifeste par une chute de cheveux au départ.

Lorsque la cause a bien été identifiée, il suffit de pallier aux carences (fer, acides aminés, vitamines, traitement hormonal …) pour corriger la chute.

Si la chute est « constitutionnelle » ou secondaire à la ménopause, différents traitements peuvent être proposés :

  • le PRP ou plasma enrichi en facteurs de croissance qui est obtenu par une simple prise de sang. Une fois centrifugé, les globules se séparent du plasma.

Ce plasma réinjecté au niveau du cuir chevelu a des effets très bénéfiques sur la qualité du cheveu, sa croissance, sa durée de vie. Le protocole du traitement par le PRP dépend du stade de dégarnissement, en moyenne 4 injections à un mois d’intervalle puis une injection tous les mois, voire tous les 6 mois selon l’évolution clinique.

  • Les micro-greffes de cheveux donnent bien sûr d’’excellents résultats, l’acte est réalisé sous anesthésie locale : ce sont les propres cheveux de la patiente qui sont prélevés au dessus de la nuque puis réimplantés dans les zones clairsemées. Les méthodes sont les mêmes que pour une calvitie masculine (prélèvement soit par FUT (bandelette) soit par FUE. Aucun pansement n’est nécessaire.

Le bénéfice de l’intervention sera visible au bout de 6-9 mois, avec un re-densification de la chevelure très progressive et étalée dans le temps.

Les techniques de réimplantation des cheveux sont donc les mêmes que chez l’homme. On s’efforcera de rechercher une cause pouvant bénéficier d’un traitement médical avant d’envisager des micro-greffes de cheveux.

16 avril 2018 à 8:00