La calvitie, un héritage plutôt maternel

Une étude portant sur 52 000 hommes, a révélé des mutations génétiques, surtout d’origine maternelle, qui permettraient de prédire les risques de calvitie et de chute de cheveux.

Une étude du génome humain a permis d’identifier plus de 200 groupes de gènes impliqués dans la calvitie : une avancée qui permettrait de mieux comprendre le rôle joué par la génétique dans la perte des cheveux. Mais contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le patrimoine génétique du père qui influencerait la chute des cheveux, mais celui de la mère.

Ces mutations génétiques permettraient à terme de prédire les risques de calvitie, expliquent les scientifiques dont les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue américaine PLOS Genetics. Jusqu’ici seuls quelques gènes avaient été identifiés pour leur rôle dans l’alopécie.

Des traitements contre la calvitie pourraient en découler

A partir de cette découverte, les chercheurs ont créé un algorithme pour tenter d’anticiper les risques pour un homme de devenir chauve, en fonction de la présence ou de l’absence de certains marqueurs génétiques.

Même si des diagnostics individuels précis sont encore hors de portée, ces résultats peuvent contribuer à identifier des sous-groupes de la population pour lesquels le risque de perte de cheveux est nettement plus élevé. Des traitements contre la calvitie pourraient être mis au point en ciblant ces gènes, avancent les chercheurs.

« Nous avons identifié des centaines de nouveaux signaux génétiques, dont un grand nombre liés à la calvitie masculine, qui proviennent du chromosome X, dont les hommes héritent de leurs mères », a expliqué Saskia Hagenaars.

En effet, chaque individu reçoit à part égale la moitié de son patrimoine génétique de chacun de ses deux parents. Les femmes reçoivent un chromosome X du côté maternel et un autre du côté paternel. Chez les hommes, le chromosome X est forcément hérité de la mère, puisque le chromosome Y, déterminant pour la différenciation des sexes, ne peut provenir que du père. Ce sont donc les ascendants du côté maternel – hommes compris bien sûr – qui influencent majoritairement la prédisposition génétique des hommes à perdre leurs cheveux.

 

Selon un article publié dans Le Monde.fr

14 décembre 2017 à 5:16